« 2008-06 | Page d'accueil | 2008-08 »
30.07.2008
Comme une histoire d'amour (43)
Chapitre 7
La vie reprenait son cours habituel, je passais mes journées entre mon activité professionnnelle et ma maison au bord de la mer. Après huit heures passées, enfermée dans un bureau à lire des pages de chiffres, à vérifier le moindre calcul qui laisse des doutes et écouter les commérages du service qui prennent plaisir à divulguer des rumeurs, j'aime retrouver cette demeure, cette tranquilité. Dés que je reviens du travail, je vais marcher sur la plage, j'écoute les vagues qui s'écrasent sur le sable mouillé, je me laisse bercer par la douce mélodie de la mer qui devient apaisante et guérit l'esprit de ces heures de folies, de pression, qui nous aident cependant à survivre.
Tu venais me rendre visite pluisieurs fois par semaine, quand ton emploi du temps te le permettait : tu devais souvent te déplacer aux quatre coins de la France pour la promotion de ton livre qui devenait un véritable best-seller dû au succès triomphant qu'il remportait et aux milliers d'exemplaires qui se vendaient, de plus en plus, au fil des semaines. Malgré tous ces déplacements, tu prenais le temps de te livrer à ton unique passion : l'écriture. Tu trouvais toujours un moment pour écrire ton troisième roman, cela t'aurait beaucoup arrangé si les jours avaient plus de vingt-quatre heures.
Fabienne Rêve
Extrait de "comme une histoire d'amour" (1991-1993)
Reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur
16:01 Publié dans roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.07.2008
Comme une histoire d'amour (42)
Quand je me suis réveillée au petit matin, la première chose que j'ai vu, ce sont tes yeux bleus posés sur moi, puis un léger sourire s'est dessiné sur tes lèvres. Ce réveil douceur était le bienvenu après cette nuit quelque peu bruyante.
Tu me dis tendrement :
"Bonjour, charmante demoiselle.
- Bonjour.
- J'ai trouvé très agréable de te regarder, plongée dans ton sommeil, apaisée. Tu as fait de beaux rêves ?
- Oui. Et toi ?
- Ils étaient magnifiques mais je ne te les raconterais pas car ils sont privés.
- Tu rencontrais la future femme de ta vie ?
- Non. J'ai rêvé de toi.
- De moi ? ; dis-je étonnée.
- Oui, mais je n'en dirais pas davantage.
- Pourquoi ?
- Tu es trop jeune pour comprendre toutes ces choses...
- Tu es un très mauvais menteur, mais je n'insisterais pas."
Jamais tu ne m'as fait partager ces rêves et même si parfois, au fond de moi, je souhaitais pousser davantage ma curiosité, j'abandonnais vite cette idée car je ne voulais pas me facher avec toi et peut-être, aussi, que tu avais raison : j'étais trop jeune pour comprendre.
Nous avons pris le train en début d'après-midi pour retourner chez nous, au bord de la mer, à Cassis. Tu m'as déposé chez moi avant de rentrer à ton appartement. Le lendemain, je devais reprendre le travail...
Fabienne Rêve
Extrait de "Comme une histoire d'amour" (1991-1993)
Reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur
11:11 Publié dans roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.07.2008
Comme une histoire d'amour (41)
Nous nous sommes endormis quelques instants plus tard, chacun de notre côté. Vers le milieu de la nuit, je fus réveillée par des voix extérieures qui criaient après d'autres personnes. C'était des jeunes qui rentraient bruyamment chez eux, visiblement éméchés. Il faisait partager leurs discussions criardes à tout le quartier : insultes, énoncés de gros-mots en tout genre, un florilège de paroles à ne pas mettre à n'importe quelle écoute ! Une patrouille de police qui circulait dans la rue, girophare bleu allumé, interrompit ce vacarme : les jeunes s'enfuiaient à toutes jambes ! Quand le calme revint dans la rue, je pus me rendormir. Alors que toi, impeturbable, tu dormais à poings fermés.
Fabienne Rêve
Extrait de "Comme une histoire d'amour" (1991-1993)
Reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur.
11:32 Publié dans roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.07.2008
Comme une histoire d'amour (40)
Tu m'as regardé avec une certaine tendresse, particulièrement attachante. Tu as posé ta main sur mon ventre et je n'ai pas cherché à interrompre ce geste. Nous nous regardions toujours, tu pensais que j'allais repousser ta main, te dire de te tenir à l'écart de ma grossesse sous prétexte que tu n'étais pas le père, mais je ne fais rien. J'avais besoin de ce geste d'affection, de cette main d'homme posée sur mon ventre et mon enfant avait besoin, aussi, de cette douceur autre que la tendresse maternelle. Tu m'as demandé :
"- Tu veux un garçon ou une fille ?
- Je n'ai pas de préférence. J'aimerais bien avoir un garçon, ainsi il pourrait jouer au football, il serait le petit homme de la famille. Une petite fille ne me déplairait pas non plus, car je pourrais lui mettre de jolies robes, lui faire prendre des leçons de danse ou de piano, si elle le désire...
- En tout cas, garçon ou fille, ce bébé aura une maman très charmante, intelligente et qui a, en plus, beaucoup de talent quand elle écrit...
- Tu vas me faire rougir si tu continues.
- Et encore un peu timide "; as-tu rajouté en me faisant le plus beau des sourires qui aurait charmé plus d'une femme;
Fabienne Rêve
Extrait de "Comme une histoire d'amour" (1991-1993)
Reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur.
11:40 Publié dans roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.07.2008
Comme une histoire d'amour (39)
Quand nous sommes revenus dans notre chambre après diner, je ne pus m'empêcher de sourire en revoyant tes coussins sur la moquette. Tu m'as regardé et je t'ai dis :
"-Ne te plainds pas si demain tu as des courbatures et que tu te déplaceras comme un petit vieux.
- Dormir à même le sol me rappelle ma jeunesse quand nous faisions du camping et que l'on dormait dans les sacs de couchage.
- Tu sais, je suis peut-être enceinte mais je ne prends pas toute la place et ne t'inquiète pas, je ne te sauterais pas dessus au milieu de la nuit."
Sur ces dernières paroles, j'ai pris la salle de bain pour mettre ma tenue de nuit. Quand je suis revenue dans la chambre, j'ai remarqué que les coussins avaient repris leur place habituelle sur les fauteuils. Je me suis mise au lit. Pendant que tu étais dans la salle de bain, j'ai commencé la lecture d'un magazine de mode que j'avais acheté avant de rentrer à l'hôtel. Quand tu es venu me rejoindre, je n'ai pas levé la tête pour te regarder mais je sentais très bien que ton regard était posé sur moi. Tu as commencé à lire un bouquin sur l'Art Oriental et je n'ai pu m'empêcher de rire au bout de quelques minutes de silence. Tu m'as demandé avec un léger sourire :
"- Qu'est-ce qui te fait rire ? Les petits coeurs sur mon caleçon ne te plaisent pas ?
- Rien à voir avec tes petits coeurs. Quand je nous vois lire, chacun d'un côté du lit, cela me fait penser à un vieux couple qui n'a plus rien à se raconter, qui n'a plus les moyens de surprendre l'autre. Sinon, je te trouve vraiment adorable avec ton caleçon rose.
- Adorable, c'est gentil comme compliment.
- Cela sort droit du coeur."
Fabienne Rêve
Extrait de "Comme une histoire d'amour" (1991-1993)
Reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur
11:30 Publié dans roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.07.2008
Comme une histoire d'amour (38)
Nous sommes allés diner dans le restaurant très chic de l'hôtel. Il y avait beaucoup de monde, des personnes très riches sûrement, qui dépensent leur argent dans des voyages, des fourures, des limousines et qui se croivent tout permis tout cela parce qu'elles possèdent une importante fortune. Notre table se trouvait dans un coin tranquille de la grande salle, près de la cheminée qui n'était pas allumée en ce début d'été. La soirée s'annonçait agréable. Le serveur nous apportait nos plats respectifs, et, au fur et à mesure notre conversation devenait plus personnelle. Je t'ai demandé après avoir hésité pendant plusieurs semaines :
"- Tu n'as jamais songé à te marier ? Y a t-il une femme dans ta vie ?
- Il n'y a qu'une femme dans ma vie et c'est toi. Tu m'apportes beaucoup...mais je sais que je ne pourrais pas faire de toi ma femme car j'aurais trop peur de te faire souffrir. Je préfère juste être ami ainsi nous gardons nos libertés. Sinon, j'espère me marier un jour.
- Tu as déjà été amoureux ?
- Oui, avec une certaine Eloïse, nous avons vécu un amour passionné pendant deux ans mais elle ne voulait ni se marier, ni avoir d'enfants, alors que moi, j'envisageais des projets. Finalement, elle est partie vivre avec un autre type aux Etats-Unis...Stéphane et toi, vous n'avez jamais pensé à construire autre chose qu'une solide amitié ?
- Comme une histoire d'amour, par exemple ?
- Oui.
-Non, nous n'y avons jamais songé même quand nous étions adolescents et que chacun de notre côté nous étions en train de découvrir les premiers émois de l'amour. Je crois que Stéphane et moi, nous ne sommes pas faits pour envisager autre chose que notre amitié vieille de quinze ans. On ne pourrait pas se supporter si nous devions vivre continuellement ensemble.
- Et moi, tu penseras me supporter cette nuit dans la même chambre ?
- Si tu ne ronfles pas, on risque de bien s'entendre.
- Je ne ronfle pas car je dors comme un gros bébé.
- Cela doit être agréable à voir, j'essayerais de te regarder dormir...".
Fabienne Rêve
Extrait de "Comme une histoire d'amour" (1991-1993)
Reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur
11:30 Publié dans roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.07.2008
Comme une histoire d'amour (37)
Sur ce, nous sommes retournés à notre hôtel où j'eus la surprise de retrouver mes affaires dans ta chambre. En effet, le directeur de l'établissement m'avait déménagé car une personnalité étrangère importante venait d'arriver à l'improviste et comme nous étions arrivés ensemble, il a jugé bon de nous mettre dans la même chambre. Je n'ai pas vraiment protesté car je ne suis pas du genre à faire un scandale pour une situation qui pouvait s'arranger entre toi et moi puisque nous nous connaissions. Quand nous sommes montés dans la chambre pour nous changer avant le diner, je me suis aperçue qu'il n'y avait qu'un lit pour deux personnes dans ta chambre, cette situation avait plutôt l'air comique et je ne pus m'empêcher de sourire. En faisaint le tour du mobilier, je vis qu'il n'y avait pas de divan mais seulement deux fauteuils. Décidément, ce début de week-end était rempli d'imprévu. Je suis allée prendre ma douche et m'habiller la première, jai vue les coussins des fauteuils alignés sur la moquette, tu m'as regardé et tu es parti te changer à ton tour. Je me suis assise sur le lit en t'attendant, je ne pouvais que contempler ton installation qui était la solution au problème dont nous nous n'étions même pas posés la question, tellement notre situation était évidente.
Fabienne Rêve
Extrait de "Comme une histoire d'amour" (1991-1993)
Reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur.
15:20 Publié dans roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La rentrée littéraire se prépare...
Le magazine "Lire" de cet été (juillet-août) nous propose un avant-goût de la rentrée littéraire avec 15 extraits de romans qui paraîtront fin août-début septembre. De quoi nous mettre en appétit et de réserver nos choix pendant ces vacances...
J'ai apprécié la lecture de l'extrait de "Sur la plage de Chesil" de Ian McEwan : un récit achronologique d'un jeune couple, Edward Mayhew, historien, et Florence Ponting, prometteuse violoncelliste, tous deux partis en lune de miel. Leur première nuit tourne soudain à l'épreuve de vérité...
Mon appréciation est moindre pour l'extrait du dernier roman de Christine Angot "Le marché des amants", où l'auteur lève le voile sur sa mystérieuse relation amoureuse avec le rappeur Doc Gynéco.
L'extrait du quatrième roman d'Amanda Sthers, "Keith me" me laisse indécise. Le début est intéressant, avec des phrases courtes mais percutantes qui laissent un certain rythme soutenu, mais qui se relache comme un soufflet. Dans ce livre "Amanda Sthers est tout le monde à la fois, comme autant de vies que l'on aura jamais. Par le truchement de son héroïne Andrea Stein, la romancière incarne Keith Richards ou l'amant de Mick Jagger. En filigrane, se détache le portrait d'une femme qui souffre et que personne ne prend au sérieux". Peut-être est-ce le choix de l'extrait ou est-ce ainsi que sont les livres de cet auteur ? Je ne connais pas l'auteur Amanda Sthers, je ne l'ai jamais lu, mais il serait dommage que le récit commence très fort et ne s'effrite au fur et à mesure des pages, en vous laissant un goût amer.
L'extrait du prochain roman d'Amélie Nothomb "Le Fait du prince" m'a laissé sur ma faim. La présentation de son livre est très courte, pleine de mystère et d'exaltation en même temps. J'ai hâte d'en découvrir davantage le 21 août prochain !
J'ai lu les quinze extraits avec un regard neuf et sans apriori. Ces quatres livres m'ont fait réagir, les autres je les ai lu comme un voyage dans un train, il y a eu des arrêts et des départs, sans que l'on ne puisse prêté attention...
Fabienne Rêve
Ian McEwan "Sur la plage de Chesil" (Gallimard)
Christine Angot "Le marché des amants" (Seuil)
Amanda Sthers "Keith me " (Stock)
Amélie Nothomb "Le Fait du prince" (Albin Michel)
15:10 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.07.2008
Rencontre avec Frédéric Edelstein (11)
L'ouverture de Pinderland
Pinderland devrait ouvrir dans deux ans, il reste encore quelques autorisations à obtenir. Ce grand parc d'attractions conçu par Gilbert Edelstein sera dédié au cirque : un immense parc avec des animaux en semi-liberté, un chapiteau qui abritera un nouveau spectacle tous les trois mois, divers ateliers éducatifs et d'animation pour le public, des cours de dressage et un musée...Un superbe et conséquent projet qui mérite toute notre patience en attendant son ouverture...
L'univers du cirque pour Frédéric Edelstein
Pour conclure notre rencontre, Frédéric a résumé sa vie passionnante en quelques mots : "la vie au cirque est un rêve éveillé quotidien".
Fabienne Rêve
Extrait du magazine Bretagne Circus n° 130- juillet 2006
Reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur
A l'issue de cette rencontre, Frédéric a regardé avec attention un de mes albums photos dédié au Cirque Pinder (que j'avais apporté) et à ma passion pour les fauves. Il m'a remis de nombreuses photos et cartes postales de ses tigres, en souvenir d'un rendez-vous exceptionnel. Demain, dans l'album-photos de ce blog, je mettrais en ligne quelques unes de ces photographies...
11:40 Publié dans Cirque Pinder Jean Richard | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.07.2008
Rencontre avec Frédéric Edelstein (10)
Un numéro avec les tigres blancs
Frédéric a quelquefois évoqué ce projet : présenter sur la piste du Cirque Pinder des tigres blancs. C'est quelque chose qu'il aimerait faire, mais c'est très compliqué à monter. Trouver des tigres blancs qui soient en mesrure d'évoluer sur une piste, c'est rare. Il y en a aux Etats-Unis qui ont toutes les capacités à faire un spectacle mais ils sont très couteux et les formalités administratives américaines très complexes. Il faut aussi que ces tigres s'adaptent au climat, puissent se reprodure et qu'ils se sentent bien avant tout. Frédéric ne veut pas créer un numéro de tigress blancs juste pour attirer l'attention sur l'exceptionnalité de ces bêtes, le célèbre dresseur préfère prendre le temps afin de ne pas présenter n'importe quoi au public, et puis son numéro actuel va encore évoluer d'ici la fin de l'année.
Fabienne Rêve
Extrait du magazine Bretagne Circus N° 130 - Juillet 2006
Reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur
12:12 Publié dans Cirque Pinder Jean Richard | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


