26.06.2008

"L'écrivain et la vie" de Virginia Woolf (extraits)

Heures en bibliothèque
"Commençons par dissiper la vieille confusion entre l'amoureux du savoir et l'amoureux de la lecture, en soulignant qu'ils n'ont rien à voir l'un avec l'autre. Un érudit est un enthousiste sédentaire, solitaire et concentré sur sa tâche, qui cherche dans les livres le grain de vérité particulier qu'il veut à tout prix découvrir. Si la passion de la lecture s'empare de lui, ses gains s'amenuisent et lui filent entre les doigts. Un lecteur, au contraire, doit dés le début mettre un frein à son désir d'apprendre ; s'il retire de sa lectures des connaissances, grand bien lui fasse, mais lire avec système en quête de cela, afin de devenir un spécialiste ou une autorité, risque fort d'anéantir cette passion toute lettrée pour la lecture pure et désintéressée."

La lecture
"La demeure possédait sa bibliothèque, une longue salle basse de plafond, tapissée de minces opuscules patinés, d'in-folio et de gros volumes de théologie. Les étagères étaient sculptées d'oiseaux picorant des grappes de fruits en bois....J'aimais cette pièce. J'aimais la vue sur la campagne qu'on avait de la fenêtre et la ligne bleue entre les arbres, au-delà de la lande, était celle de la mer du Nord. J'aimais y lire. On tirait le fauteuil pâle près de l'embrasure de façon que la lumière vienne éclairer la page par-dessus l'épaule."

Extrait du livre "L'écrivain et la vie" de Virginia Woolf
Editions Rivage poche / Petite bibliothèque (2008)

24.06.2008

En cours d'écriture....

J'écris, j'écris plus que de raison. J'écris avec beaucoup de plaisir. Chaque jour je m'octroie ce merveilleux rendez-vous avec la page blanche et le stylo, quelques minutes, une heure, quatre heures...j'ai besoin d'écrire.
Mon troisième roman est en cours de réécriture. Je fais des recherches et les trouvailles qu'elles recellent sont autant d'apport de connaissance. Le volume des pages s'est considérablement épaissi. Je pense à mes personnages continuellement...L'histoire a beaucoup évolué par rapport au premier jet. Le travail va se poursuivre encore durant tout l'été.
Le livre avec Carlos Savadra commence doucement. La tournée de Carlos est très intense, il visite une ville par jour et je ne veux pas le déranger dans une journée où il n'a pas le temps. Je vais commencer les entretiens avec sa famille et ses amis, avant de le rejoindre en Août à Valence.
J'ai obtenu dernièrement l'accord pour le deuxième livre sur le cirque qui sortira courant 2009, je suis très enthousiasmée par cet écrit que j'ai d'ailleurs commencé : un reccueil de textes sur Le Cirque de Venise. Le titre du livre, d'ailleurs, s'intitulera "Le cirque de Venise", la charmante famille Landri m'a donné leur accord. Je leur livrerais les premiers textes lors de leur passage à Nimes en fin d'année. Comment m'est venue cette idée ? Depuis toujours lorsque je visite un cirque, je suis une grande observatrice, un petit détail m'inspire, une personne, un animal, une situation...Je note tout. Je me suis toujours sentie proche du Cirque de Venise, peut-être l'accueil chaleureux, l'ambiance, je voulais leur adresser quelques mots de remerciements pour ces jolis moments...
Fabienne Rêve

30.05.2008

Rendez-vous littéraires

Aujourd'hui commence à Montpellier les rendez-vous littéraires de "la comédie du livre", où les lecteurs pourront aller à la rencontre de nombreux auteurs qui dédicaceront leurs livres.
Je vais assister à cette manifestation, dimanche. Deux écrivains auront ma visite : Katherine Pancol et Richard Bohringer.
La première, parce que j'ai valsé avec bonheur et jubilation avec les tortues. Actuellement, je dévore avec appétit dans "les yeux jaunes des crocodiles"...je trouve sympathique sa proximité avec ses lecteurs.
Richard Bohringer m'a bouleversé avec son premier livre il y a quelques années, et la lecture de "L'ultime conviction du désir" m'a confronté dans l'appréciation de ses écrits. C'est un monsieur que je trouve passionnant dans ses propos, chacune de ses interventions à la télévision, autour des livres, est un agréable moment d'écoute et de partage.
Fabienne Rêve

12.05.2008

Mes prochaines lectures...

Les livres s'accumulent, m'attendent. Ils sont nombreux à s'impatienter dans "mon coin". Acheté, donné ou emprunté, dans les prochains jours, dans les prochaines semaines ou dans les mois à venir, ils rejoindront tous ceux que j'ai lu.
Certains sont là depuis quelques semaines et d'autres depuis trois ans. Entre temps de nombreux livres se sont insérés et sont devenus des lectures "urgentes".

* Ernest Hemingway "Pour qui sonne le glas"
** Valérie Valère "Laisse pleurer la pluie sur tes yeux"

* J'ai interrompu la lecture du premier pour faire une pause car précédemment j'avais lu 3 livres d'Hemingway (Le vieil homme et la mer, l'adieu aux armes et les nouvelles complètes). Lecture à reprendre...
** J'ai arrété la lecture du second car la tristesse qui s'en dégage, devenait contagieuse. Je le reprendrais dans quelque temps...

Henri Troyat "Les héritiers de l'avenir" (3 volumes)
George Sand "Le Marquis de Villemer" et "Un hiver à Majorque"
Janine Boissard "Les trois amours de Napoléon"
André Maurois "Lélia, ou la vie de George Sand"
Anna Gavalda "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part" (nouvelles)
Virginia Woolf "Journal d'adolescence" (le "journal intégral" et le "journal d'écrivain" vont se rejoindre dans les prochains jours)
Yves Courière "Jacques Prévert" (emprunt bibliothéque)
Katherine Pancol "Les yeux jaunes des crocodiles" et "Embrassez-moi"
Amélie Nothomb "Cosmétique de l'ennemi", "Stupeur et Tremblements", "Hygiène de l'assassin" et "Robert des noms propres."

Hier soir, j'ai terminé un livre (dont je prépare la note pour demain) et je lis également une biographie sur Hervé Guibert que j'ai emprunté à la bibliothèque...Ce soir, je vais sortir de "mon coin" une autre lecture....
Fabienne

05.05.2008

"Les secrets du bonheur" présentés par Janine Boissard

Ce livre, préfacé par Janine Boissard, regorge de nombreuses citations d'auteurs sur un sujet unique : le bonheur.
Le bonheur. Dans le dictionnaire, ce nom masculin est défini en un seul mot : chance. Puis plus loin le bonheur est décrit comme un état de satisfaction (béatitude, félicité, plaisir).
Pour moi le bonheur, je le qulifie comme un sentiment immense qui vous saisit dans tout le corps avec des frissons, des picotements, des battements du coeur pressants. Le bonheur devient un très grand enthousiasme, d'où l'expression ètre "ivre de bonheur".
J'éprouve beaucoup de difficultés à étiqueter ma vie de bonheur, c'est un mot que j'utilise rarement. Je préfère parler de petits plaisirs ou éventuellement de petits bonheurs, mais pour l'instant je n'ai pas réussi à utiliser la majuscule au nom : bonheur.
Ci dessous, quelques citations d'auteurs qui figurent dans ce livre édité en 1999 par les éditions Albin Michel :

"Etre capable de trouver sa joie dans la joie de l'autre : voilà le secret du bonheur" (Georges Bernanos)

"Le bonheur le plus doux est celui qu'on partage " (Jacques Deville)

"Nos actes ne sont éphémères qu'en apparence. Leurs répercussions se prolongent parfois pendant des siècles. La vie du présent tisse celle de l'avenir" (Gustave Le Bon)

"Demain ne sera pas comme hier. Il sera nouveau et il dépendra de nous. Il est moins à découvrir qu'à inventer" (Gaston Berger)

"Le couple heureux qui se reconnait dans l'amour défie l'univers et le temps ; il se suffit, il réalise l'absolu" (Simone de Beauvoir)

04.05.2008

souvenirs de lecture

Tout comme l'existence humaine qui se déroule en plusieurs phases (l'enfance, l'adolescence, l'age adulte), ma passion pour les livres a connu différentes périodes.
A l'enfance, je lisais des contes, la série des Martine (que j'ai transmise à ma fille). J'ai découvert également l'oeuvre de Laura Ingalls Wilder, "la petite fadette" de George Sand et "le club des cinq" dans la bibliothèque rose...
A 11-12 ans, j'ai lu des romans à l'eau de rose de la célèbre collection Harlequin : des histoires de coeur qui se terminent toujours bien.
A 13 ans, je suis descendue un cran en dessous, en dévorant les aventures des jumelles Jessica et Elisabeth dans une collection "teenagers", Sun Valley. Une vingtaine de livres figurait à l'époque en bonne place dans ma bibliothèque.
A 15 ans, j'ai rencontré l'oeuvre littéraire de Janine Boissard...et ensuite j'ai enchainé avec Stendhal, Colette, George Sand...et tant d'autres auteurs...J'ai eu une période Molière, une période Boris Vian...et d'autres encore. Il m'arrive parfois de lire à la suite, 3 ou 4 ouvrages d'une mème auteur ou de passer d'un genre à l'autre avec facilité.
Je ne sais pas de qui j'ai hérité de cette soif de lire, mais cette ivresse m'apporte un bonheur littéraire quotidien...

29.04.2008

Un amour de déraison

Le dernier roman de Janine Boissard "un amour de déraison" (éditions du Rocher) foisonne de jolis mots, de belles phrases pour évoquer cette passion qui va naitre entre Anne-Thé, 60 ans, et Florian, 30 ans, et exploser. Anne-Thé, a une famille nombreuse et son mari possède un domaine viticole dans la région bordelaise. Les vendanges, la vnification nous laisse les papilles en émoi...Le feu d'artifice des sentiments, de la passion qui anime Anne-Thé et Florian nous transportent vers l'amour merveilleux : celui qui nous fait sourire pour un rien, celui qui nous fait frissonner. La déraison redevient raisonnable avec le temps, la vie reprend son cours. Le bien et le mal de cette histoire demeurent sans fondement, apporter un jugement n'est pas nécessaire.
Pendant ces quelques jours de lecture de ce livre, j'ai posé mes bagages au Domaine d'Aiguillon, dans le Haut-Médoc, chez Anne-Thé. On vit, on vibre avec elle...Le lecteur trouve toujours sa place dans les romans de Janine Boissard. Un agréable moment de lecture...dont voici une citation extraite de ce roman :

"Et je ne pouvais m'empècher de penser que le jour où l'on cesse de s'émerveiller bétement d'une rencontre, ce jour-là retentit le glas de l'amour".

A chaque fois que je referme un livre, je m'empare d'un stylo et j'inscris mon nom sur la première page. Une manière de m'attribuer dorénavant la possession de l'ouvrage.

27.04.2008

mes livres trésors

Dans ma bibliothèque, quatre livres tiennent une place importante car ils m'ont été légué par une personne qui m'était très chère : ma grand-mère maternelle que nous appelions tout simplement "Mamie".
Elle avait obtenu ces livres lors de la distribution des prix de l'école publique entre 1929 et 1932. Mamie qui s'apelait, Elaine, obtenait chaque année le 1er prix dans plusieurs matières : l'écriture, le calcul, la lecture, la récitation...Ces livres précieux par leur ancienneté, par les souvenirs demeurent fragiles et sont manipulés avec précaution. Quand je m'approche pour les respirer, une odeur d'ancien est perceptible.
Ces quatre ouvrages sont :
"Récits d'un chasseur" d'Ivan Tourguéneff
"Un robinson de six ans" de C. Améro
"Derniers contes bleus" d'Edouard Laboulaye
"Les frères ennemis" par M. Dabaumont.
Je lisais beaucoup chez Mamie notamment de nombreux magazines avec des nouvelles à l'eau de rose et des romans photos que je trouvais en bas de son armoire. La lecture et la cuisine animaient nos journées, j'ai appris à faire du caramel et des galettes avec une pate faite maison...
J'ai lu ces quatres livres chez Mamie avant qu'elle nous quitte en Mars 1981, j'avais 9 ans et demi.
Je pense que je les transmettrais à mes enfants ou petits-enfants...un héritage littéraire.

20.04.2008

Lettre d'amour

Extrait du livre "Lettres d'Amour" de George Sand et Alfred de Musset publié en 1996 pour Hermann, éditeurs des sciences et des arts.

Alfred de Musset à George Sand
"Te voilà revenu dans mes nuits étoilées,
Bel ange aux yeux d'azur, aux paupieres voilées,
Amour, mon bien suprème, et que j'avais perdu.
J'ai cru pendant trois ans te vaincre et te maudire-
Et toi, les yeux en pleurs, avec ton doux sourire,
Au chevet de mon lit te voilà revenu.
Eh bien, deux mots de toi m'ont fait le roi du monde.
Mets ta main sur mon coeur-sa blessure est profonde-
Elargis-la, bel ange, et qu'il en soit brisé.
Jamais amant aimé, mourant sur sa maitresse,
N'a dans deux yeux plus noirs bu ta céleste ivresse-
Nul sur un plus beau front ne t'a jamais baisé.

(Fait au bain, Jeudi soir, 2 Aout 1833).

14.04.2008

Anna Gavalda : un phénomène littéraire ?

Depuis la sortie de son dernier roman "La consolante" (le dilettante), la presse ne parle que d'elle alors qu'elle cultive la discrétion, préférant les rencontres avec ses lecteurs que les solicitations médiatiques...
Le magazine "Lire" de ce mois-ci lui consacre sa couverture et un dossier intéressant sur la phénomène littéraire Anna Gavalda...
En général, je me méfie des "coups médiatiques" que ce soit dans la musique, le cinéma car la déception est souvent au rendez-vous...Pour les livres, je m'obstine...J'ai lu des articles de presse, j'ai regardé "vol de nuit" où elle accordait un trop court entretien à Patrick Poivre d'Arvor. Comme une hésitation à me procurer "la consolante" est encore persistante, j'ai lu son premier roman "je l'aimais" que j'ai trouvé à la bibliothèque.
Publié en 2002, ce livre est un huit-clos entre Chloé (mère de 2 enfants, qui vient de se faire quitter par son mari) et Pierre, son beau-père (le père d'Adrien, son mari parti avec une autre)...Chloé a beaucoup de mal à faire face à cette séparation inattendue. Pierre essaiera de la rassurer, en lui donnant par le récit de sa propre histoire de sa vie (cachée), la force nécessaire de poursuivre sa vie sans son mari...Ce huit-clos est attachant, les sentiments qui se dégagent de cette lecture sont perceptibles. Anna Gavalda trouve les mots, les phrases positives qui font du bien. On ne s'apitoie pas sur son sort, la vie apporte des désagréments qu'il faut combattre, car malgré les échecs, les ruptures : la vie continue.

Voici deux citations de l'auteur que j'ai relevé dans ce livre :
"Je venais juste de découvrir que la vie était beaucoup plus gaie quand on est heureux".

"La vie, mème quand tu la nies, mème quand tu la négliges, mème quand tu refuses de l'admettre, est plus forte que toi."

J'ai lu dans "Lire" les extraits de son nouveau roman et je m'interroge encore sur l'achat éventuel de "la consolante", je pense patienter...Je suis tiraillée entre l'envie de le découvrir (mème si les extraits ne m'ont pas pleinement convaincu) et le besoin de patienter afin de mieux connaitre les écrits de cet auteur. La seule certitude est que je ne passerais pas à coté, que l'achat se fasse aujourd'hui...ou demain.

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