26.08.2008

Comme une histoire d'amour (55)

Le lendemain, je pus aller voir mon bébé que j'avais prénommé Laura. Je regardais ce petit bout de chou à travers la vitre de la couveuse : je souhaitais tellement la toucher, la prendre dans mes bras. Le médecin m'autorisa à sortir trois jours après mon accouchement, je n'avais pas lieu de séjourner plus longtemps à l'hôtpital puisque Laura était prise en charge par un autre service. Bien que je pouvais quitter la maternité, je passais mes journées près de ma fille. Son état de santé était stationnaire, il n'y avait pas d'amélioration. Souvent tu venais me rejoindre, tu me surprenais en train de parler à ma fille, de lui raconter des histoires qu'elle n'entendait pas.
Fabienne Rêve

Extrait de "Comme une histoire d'amour" (1991-1993)
Reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur

19.08.2008

Comme une histoire d'amour (54)

Je devenais de plus en plus énorme, j'arborais mon huitième mois de grossesse avec beaucoup de bonheur, j'avais tellement hâte d'avoir mon bébé.
Tu étais parti quelques jours à Paris quand je fus prise d'un terrible malaise inexplicable vu les précautions que je prenais, des douleurs terrifiantes au ventre m'ont conduit à l'hôpital de toute urgence et je dus accoucher prématurément. J'avais très mal, l'arrivée du bébé posait quelques problèmes, j'ai crié de douleurs et aussi parce que je ne voulais pas perdre mon enfant. L'infirmière m'avait fait une piqure pour me calmer. Ma mère était à mes côtés, me soutenait du mieux qu'elle pouvait, et, ce fut le trou noir...Quand je me suis réveillée dans ma chambre d'hôpital, tu étais assis sur une chaise près du lit, tu avais l'air songeur, inquiet. Tu es allé chercher le médecin et ce dernier m'a annoncé que j'avais une charmante petite fille mais que je ne pouvais pas la voir immédiatement car elle avait des problèmes respiratoires. Son état s'avérait critique, il fallait qu'elle passe les prochaines vingt-quatres heures sans difficultés pour qu'il y ait une amélioration.
Quand le médecin est sorti de la pièce, j'étais effondrée, ma petite fille avait sa vie en danger. Je n'avais pas pu m'empêcher de pleurer, tu m'as serré dans tes bras aussi triste que moi.
Fabienne Rêve

Extrait "Comme une histoire d'amour" (1991-1993)
Reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur

18.08.2008

Comme une histoire d'amour (53)

Plus les semaines passées, plus nous apprenions à nous connaitre et plus tu ressemblais à cet idéal masculin que je recherchais : tu veillais sur moi comme si j'étais ta femme, tu partageais les joies et les angoisses de ma grossesse comme si tu avais conçu cet petit-être avec moi, tu étais mon rayon de soleil et jamais tu m'as fait paraitre cette ombre qui existait au plus profond de toi. Tu ne voulais pas m'accabler avec tes problèmes et notamment ceux de santé. Tu as mis longtemps, de nombreux mois avant de tout m'avouer...
Fabienne Rêve

Extrait de mon deuxième roman "Comme une histoire d'amour" (1191-1993)
Reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur

14.08.2008

Comme une histoire d'amour (52)

Un jour, que nous étions en train de faire quelques courses dans une grande surface, nous avons croisé Luc et Stella au rayon des apéritifs. Notre courte discussion fut d'une grande banalité et sans véritable intérêt. Bien évidemment, Luc s'aperçut de mon état et m'interrogea, gêné, à ce sujet, mais il fut plus à l'aise quand tu lui as annoncé que tu étais l'heureux papa de ce futur enfant et personnellement, j'ai joué ce jeu avec toi, avec beaucoup de sincérité, si bien que Luc ne se douta de rien. Mais, je ne fus totalement soulagée qu'à la sortie du magasin, j'avais peur que Luc ne revienne sur ses pas et pose davantage de questions. Toi, tu étais heureux de ta prestation, de ce rôle auquel tu t'étais prêté : père de mon bébé. Je n'ai pas protesté sur le chemin du retour, ni les autres jours qui on suivi. Jamais. Cela m'a plutôt fait sourire et je n'étais pas contre l'idée que tu ais une place dans la vie de mon enfant, la présence d'un homme était toujours nécessaire.
Fabienne Rêve

Extrait de "Comme une histoire d'amour" (1991-1993)
Reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur

13.08.2008

Comme une histoire d'amour (51)

Chapitre 8

Mon ventre commençait à s'arrondir et cela te faisait rire car il m'arrivait de me trouver vraiment très grosse, de me plaindre de ne pas pouvoir mettre mes vêtements habituels. Chaque fois que tu me rendais visite, tu posais ta main sur mon ventre pendant plusieurs minutes, tu voulais toucher, sentir mon bébé bouger. Puis, tu as commencé à lui parler de moi, à lui raconter des histoires pour garçon, que tu alternais avec des contes de fées qui me rappelaient toute ma jeunesse.
Au fur et à mesure de nos rencontres, tu me surprenais avec les connaissances que tu avais sur les bébés, sur la maman, avant et après la naissance, tu avais l'air d'un expert en la matière, mais en réalité, tu avais acheté un livre-pratique sur ce sujet et cela m'avait beaucoup amusé, touché : jamais un homme ne s'était autant occupé de moi
Fabienne Rêve

Extrait de "Comme une histoire d'amour" (1991-1993)
Reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur

12.08.2008

Comme une histoire d'amour (50)

Stéphane était venu me rendre visite cet après-midi là, et par la même occasion il nous a présenté la femme qui partageait sa vie depuis deux mois, Isabelle. J'étais heureuse de voir que Stéphane envisageait, enfin, des projets sérieux en ce qui concernait sa vie sentimentale : il avait toujours tendance à s'occuper de ses amis, de moi, que tout soit pour le mieux dans son entourage. Une fois, je lui avais même reproché de trop s'occuper de mon bien-être que du sien. Stéphane n'appréciait pas mon ex-mari et quand je me suis mariée, cela ne l'a pas empêché de continuer à veiller sur ma personne. Depuis, j'ai divorcé avec Luc et son attention à mon égard a redoublé.
Fabienne Rêve

Extrait de "Comme une histoire d'amour" (1991-1993)
Reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur

11.08.2008

Comme une histoire d'amour (49)

En milieu d'après-midi, tu es venu me rejoindre dans la salle où je terminais mon repassage. Je me suis assise en face de toi, encore plus inquiète, que lors du déjeuner, par ce que tu allais me dire. L'atmosphère semblait s'alourdir, mais c'était surtout mon angoisse qui me faisait éprouver cette sensation. Tu as d'abord posé ton regard sur mes cahiers puis sur moi. Tu m'as aussitôt dit :
"-J'ai beaucoup aimé cette triste histoire, tu as une façon d'écrire très touchante, très intéressante, qui donne envie de lire jusqu'à la dernière page. C'est captivant que le lecteur n'a pas envie d'abandonner la lecture de cette histoire. Si j'avais lu ton manuscrit chez moi, j'aurais sûrement passé un repas ou je n'aurais pas dormi de le nuit.
- C'est vrai, tu as aimé ? ; dis-je pour être certaine que son avis n'était pas faussé.
- Je ne te dis pas ces belles paroles parce que tu es mon amie, mais tout simplement parce que tu as du talent.
- J'avais si peur que cela ne te plaise pas. Tu me l'aurais dis si ce manuscrit avait été mauvais.
- Oui, je suis sincère avec toi jusqu'au bout. Si ton histoire avait eû quelques maladresses, je ne te l'aurais pas cahcé, je t'aurais aidé à corriger les erreurs que tu aurais pu faire, mais cela n'est pas le cas.
- J'ai l'intention de l'envoyer à un éditeur quand je l'aurais dactylographié.
- C'est une très bonne idée car je pense que tu as des chances de te faire publier. J'aiemrais beaucoup que mon éditeur puisse le lire, il cherche de nouveaux talents.
- Si tu penses que mon manuscrit peut lui plaire, je veux bien te le passer mais laisse-moi quelques semaines pour le taper à la machine à écrire.
- Prends tout ton temps, je ne veux pas que tu te fatigues, n'oublies pas le bébé, il a besoin de se reposer.
- Je te promets de faire attention."
Fabienne Rêve

Extrait du roman "Comme une histoire d'amour" (1991-1993)
Reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur

10.08.2008

Comme une histoire d'amour (48)

Pendant que tu lisais cette tragédie, je m'affairais dans la maison, je préparais un dessert pour le déjeuner. Je voulais éviter de te déranger, mais, je ne souhaitais pas, également, surprendre les expressions de ton visage au fur et à mesure que tu persévérais dans ta lecture. J'ai simplement apporté un jus d'orange avec discrétion, mais tu avais l'air tellement absorbé que je ne suis même pas sûre que tu t'es aperçu de ma présence...Comme tu n'avais pas fini mon manuscrit à l'heure du déjeuner, nous avons évité d'en parler, ainsi je me sentis plus à l'aise. Mais au fond de moi-même, je redoutais ton avis, j'étais angoissée par les remarques que tu serais susceptible de me faire, sur ma manière d'écrire, sur le sujet de l'histoire. Cependant, je ne pus échapper à ce moment.
Fabienne Rêve

Extrait du roman "Comme une histoire d'amour" (1991-1993)
Reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur

09.08.2008

Comme une histoire d'amour (47)

Le soir où j'ai inscrit le mot "fin" en dessous du dernier paragraphe de mon manuscrit, j'étais si heureuse que j'ai voulu partager ma joie avec toi et je t'ai aussitôt téléphoné pour te l'annoncer, mais aussi, pour savoir si tu pouvais me donner ron avis sur cette histoire que j'avais écrite en cinq mois. Dés le lendemain, tu as comencé la lecture de mon manuscrit, tu étais assis sur une chaise de jardin derrière la maison, tu lisais les deux cahiers qui contenaient cette histoire que j'avais imaginé : une vieille femme écrivain déprimée par manque d'inspiration mais aussi parce que son dernier roman ne s'est pratiquement pas vendu. Elle sombre dans un folie terrifiante, se met dans les situations les plus dangereuses pour retrouver l'inspiration. Une recherche qui s'avèrera difficile et fatale...
Fabienne Rêve

Extrait du roman "Comme une histoire d'amour" (1991-1993)
Reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur

07.08.2008

Comme une histoire d'amour (46)

Lors de mon temps libre, j'écrivais la suite du manuscrit que j'avais commencé quand je vivais encore avec mon ex-mari. Je prenais mon stylo et mon cahier chaque soir. Je m'installais confortablement dans mon lit avec un verre de lait posé sur la table de chevet et je m'abandonnais à ma passion pendant deux heures voire davantage le week-end : c'était un réel plaisir pour moi d'écrire. Plus les pages blanches se remplissaient de mon écriture, plus je me persuadais que mon prochain "grand" achat serait une machine à écrire pour dactylographier le tout et éventuellement l'envoyer à un éditeur. Je me sentais prête pour partir dans une aventure littéraire...

Fabienne Rêve

Extrait de "Comme une histoire d'amour" (1991-1993)
Reproudction interdite sans l'autorisation de l'auteur

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